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Orientation et réussite à l'université

Premières pistes de réflexion...

En 2007, Valéry Pécresse, alors Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, annonçait la mise en place du « Plan pour la réussite en Licence », dont l’objectif était de réduire de moitié le taux d’échec en premier cycle universitaire (qui devait ainsi passer de 50 à 25%).

Au moment de la mise en place du Plan Licence, le problème du taux d’échec en premier cycle est déjà ancien. Il n’est rien d’autre que le corollaire de la massification des inscriptions dans l’enseignement supérieur, l’université voyant ainsi arriver des milliers de jeunes qui ne sont pas préparés au type d’études qu’elle propose.

L’objectif est ambitieux. Pour l’atteindre, l’idée générale était à la fois d’améliorer l’orientation des lycéens, de valoriser les filières professionnalisantes et d’introduire une première année pluridisciplinaire.

Renforcer les passerelles entre université et monde professionnel, diversifier l’offre de cours en créant, à côté des matières traditionnelles, des filières appliquées où les cours sont plus tournés vers l’extérieur, permettre une réorientation pendant la licence : voilà des initiatives pertinentes qui peuvent limiter l’échec en premier cycle universitaire. Mais elles ne le limiteront qu’à la marge. Le Plan Licence s’est révélé être une façon de contourner le problème central : la refonte du système universitaire.

Combattre l’échec à l’Université, c’est en effet poser les questions embarrassantes, quitte à ne pas changer de réponse : quels moyens mettre au service des universités et comment les financer ? Faut-il leur permettre de sélectionner leurs étudiants, puisque le droit à l’inscription universitaire ne garantit aujourd’hui qu’une égalité de façade ? Faut-il conserver une offre de cours qui se décline principalement enmatières spécialisées ou opter pour un virage radical vers la pluridisciplinarité ?

Le Plan Licence a posé les questions du bout des lèvres. Pourquoi ne pas les assumer à voix haute ?

Si vous souhaitez participer à cette réflexion et y apporter votre contribution, n’hésitez pas à nous contacter : contact@revolutioneducative.com

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