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Révolution Educative, premier Think Tank français entièrement dédié à l’éducation
 

Premier Think Tank français de l’éducation et de la recherche, Révolution Educative s’adresse à tous les acteurs intéressés par le devenir d’une société moderne développée : enseignants, responsables politiques, entreprises, parents, chercheurs, journalistes,…

Nous sommes tous concernés par l'avenir de notre jeunesse, par le parcours professionnel et personnel des adultes, par les compétences de nos collaborateurs, par la situation sur le marché de l’emploi, par la capacité des individus à agir dans le collectif et comme citoyens dans notre société. Parce qu’une société démocratique et développée trouve ses bases dans l’éducation donnée à ses membres, à tous ses membres, c’est la société tout entière qui est concernée. L’égalité d’accès à l’éducation est en ce sens un enjeu de démocratie, de développement culturel, social et économique.

L’appellation « Révolution Educative » vise à mettre l’accent sur le souci de justice qui nous anime. Il faut en finir avec cette posture hypocrite qui consiste à brandir l’étendard de l’égalité des chances pour mieux masquer la réalité d’un système profondément injuste.

En ce sens, Révolution Educative veut promouvoir l’humanisme en matière éducative : une éducation pour tous, qui prenne en compte la personne, l’accompagne dans son projet de vie global, la forme tout au long de la vie. Révolution Educative lutte contre les dérives de marchandisation de l’éducation : la formation ne saurait se réduire à l’apprentissage de connaissances ad hoc pour les futurs employeurs potentiels.

Au-delà de sa participation au débat public, Révolution Educative a vocation à proposer des solutions innovantes, concrètes, réalistes et chiffrées.Il se veut moderniste et entend miser sur le triangle d’or que forment l’enseignement supérieur, la recherche, et l’innovation.

Pourquoi l’appellation Révolution Educative

La question de l’égalité se trouve aujourd’hui posée à nouveaux frais. Le récent Mouvement des Indignés a fourni l’illustration manifeste du réveil de cette préoccupation, que les démocraties occidentales avaient peu ou prou laissé de côté depuis un certain nombre d’années.

Le vocable même d’égalité avait disparu des discours, au profit des seuls termes d’équité et de justice, ou bien, de façon plus significative encore, d’expressions très frileuses comme celles de réduction, de correction ou d’atténuation des inégalités. On assiste aujourd’hui à une prise de conscience de la nécessité d’une restauration de la valeur égalité : l’expression d’ « égalité réelle » revient sur le devant de la scène. 

La valeur égalité, constitutive de tout projet démocratique, affirme l’égale dignité et l’égale liberté de tous les individus. Il ne s’agit évidemment pas d’une recherche d’homogénéité, d’identité, d’effacement des différences, mais bien d’égalité au sens que rappelle Pierre Rosanvallon dans La société des égaux : l’égalité signifie « la capacité de vivre en égaux ».  Reste à savoir ce que l’on entend par vivre en égaux.

Or s’il est bien un secteur dans lequel la question de l’égalité trouve son domaine d’application privilégié, c’est l’éducation. L’école est en effet considérée comme l’institution démocratique par excellence, chargée de réaliser l’égalité en interne mais aussi de contribuer à faire progresser l’égalité dans la société. Mais de quelle égalité s’agit-il ? Et comment la mettre en œuvre ? La notion d’égalité recouvre un éventail très large d’acceptions, allant de l’égalité formelle à l’égalité réelle. Or dans la mission assignée à l’école, une certaine confusion sur le sens à donner à l’égalité  persiste, rendant d’autant plus complexe la mise en place de réformes.

L’appellation de « Révolution Educative » vise donc à remettre la question de l’égalité au centre du débat, tout en soulignant aussi la nécessité d’une clarification de la notion, notamment à travers l’exemple de l’éducation. Il y a urgence à redéfinir le type d’égalité visée par l’école, afin que les projets de refonte du système prennent sens.

Pendant longtemps, l’égalité d’éducation signifiait une égalité toute formelle, celle du droit de tous à l’instruction. Puis le constat s’est imposé de l’écart entre une telle égalité formelle et la réalité. Dès la fin du XIXème siècle, le type d’égalité visée par l’école se trouve ainsi redéfini : il s’agit de réaliser « l’égalité des chances ».

A l’origine, l’expression d’égalité des chances signifie essentiellement que les privilèges de naissance ne sont plus déterminants pour la réussite scolaire, qui ne doit être que le produit du seul mérite individuel. Autrement dit, l’égalité des chances signifie la mise en place du principe méritocratique. Mais l’histoire du système éducatif montre à quel point  l’écart peut être grand entre le principe et la réalité.

Cela signifie une chose essentielle, à savoir que l’égalité dans et par l’éducation est toujours à retravailler, à réactualiser. Or tout se passe aujourd’hui comme si on avait abandonné l’ambition égalitaire, comme si l’on avait renoncé à l’idée d’égalité comme horizon de l’éducation. Il ne s’agit plus que de compenser, par la discrimination positive par exemple, des inégalités jugées indépassables.

Cette Révolution Educative que nous appelons de nos vœux est d’abord, le contraire d’un retour en arrière vers l’égalité formelle, entendue simplement comme droit d’accès à l’instruction. Mais elle ne signifie pas davantage la mise en place d’une égalité arithmétique de tous les individus, gommant les différences individuelles, supprimant le principe méritocratique et faisant fi de la diversité des talents.  

Il serait utopique de penser l’école comme l’instrument de la suppression de toutes les inégalités. Cette ambition risquerait même de se révéler contre-productive dans la mesure où, vouée à l’échec, elle contribuerait à renforcer le sentiment d’impuissance de l’institution de l’école, et donc à discréditer encore davantage un système déjà en souffrance et en mal de légitimité.

Reste que la méritocratie n’a de sens qu’à certaines conditions. L’enjeu n’est donc pas de substituer au principe méritocratique un nouveau principe, mais de redéfinir les conditions dans lesquelles il doit s’appliquer.

La Révolution Educative que nous entendons promouvoir pour le système éducatif passe par la reconnaissance et la valorisation de tous les talents, et non de la seule réussite académique. Cela signifie également donner la même dignité à toutes les formations. Améliorer le dispositif d’orientation, lutter contre le décrochage scolaire, ne tolérer aucun obstacle financier à la poursuite d’études, donc repenser les systèmes de bourses sont autant de conditions incontournables pour le bon fonctionnement du système.

La valorisation du système de recherche constitue aussi un enjeu majeur. Investir dans la connaissance, donc dans un système de recherche performant et valorisé, c’est miser sur le progrès et contribuer ainsi au renforcement de l’égalité.

De manière générale, rappelons que la justice sociale n’est pas antinomique avec l’efficacité du système. Au contraire, l’égalité est facteur de performance pour le système éducatif comme pour la société tout entière.

Le système éducatif français, un bilan mitigé

Longtemps perçu comme très performant, le système scolaire français affiche aujourd’hui des résultats en net recul. De graves difficultés à tous les niveaux du système scolaire restent sans réponse. La France, qui consacre moins de 7% de son PIB à l’éducation, compte aujourd’hui 150 000 jeunes par an en situation de décrochage scolaire ; seulement 65% d’une classe d’âge qui obtiennent le baccalauréat, et, selon une étude de la DPE (Direction de l’évaluation et de la prospective), 26% des élèves de 6ème ne sachant pas lire ou calculer.

Pourtant, l’idée selon laquelle le système fonctionnait bien hier et mal aujourd’hui n’est peut-être qu’une vue de l’esprit à laquelle on aurait tort de céder. Révolution Educative se situe à l’opposé de cette nostalgie d’un prétendu âge d’or dans lequel la méritocratie fonctionnait à plein alors que le système scolaire français serait aujourd’hui en échec. Cette conception nous semble contre-productive et erronée : l’école n’était guère plus juste autrefois, elle était seulement préservée du procès qu’on lui fait aujourd’hui d’être la source directe des inégalités. 

Révolution Educative : mission et stratégie

La mission de Révolution Educative est de bousculer les habitudes de pensée en matière de politique éducative. Cela signifie la réalisationd’études et d’analyses structurelles, la mise en placede groupes de travail spécifiques, l’organisation de débats et de rencontres entre différents acteurs du monde éducatif, le tout incluant la participation d’étudiants de l’enseignement supérieur et notamment de doctorants chercheurs.Car si Révolution Educative entend être le lieu de la diffusion et de la valorisation de la recherche, c’est d’abord en y contribuant au sein même de ses activités de réflexion.

La mission de Révolution Educative implique aussi de toujours prêter un œil attentif aux bonnes pratiques identifiées ailleurs, une ouverture donc sur l’Europe et le monde.

Afin de dépasser les cadres traditionnels dans lesquels sont encore enfermées les questions d’éducation, la ligne de conduite de Révolution Educative s’articule autour de trois axes principaux : la valorisation du savoir, l’innovation et la promotion de l’égalité des chances.

-          La valorisation du savoir

Révolution Educative s’appuie sur une conviction : une meilleure valorisation des savoirs et des savoir-faire constitue la première étape d’un progrès en matière de politique éducative. C’est pourquoi il se veut aussi le relais des bonnes pratiques telles qu’elles peuvent exister au niveau européen, la mise en avant d’initiatives probantes et pertinentes étant une stratégie de choix pour faire évoluer les mentalités et renouveler la pensée de l’éducation.

Dans cette optique de valorisation, la diffusion de la recherche constitue également une priorité pour Révolution Educative, diffusion qui participe aussi au nécessaire rapprochement entre monde académique et monde économique. Les travaux de recherche demeurent trop peu connus du monde de l’entreprise et par conséquent trop peu mis à profit.

-          L’innovation

Révolution Educative ambitionne d’être à la fois la source et le vecteur de l’éducation moderne et innovante dont le système français a plus que jamais besoin. La politique éducative en France ne s’est pas suffisamment adaptée aux mutations sociales et aux révolutions technologiques. Au-delà de la question du numérique, il importe de concevoir les nouvelles façons de révéler les talents qui permettront de donner à chacun une place dans la société de demain.

Certaines initiatives originales de repérage et de capitalisation des talents de divers publics (lycéens, étudiants, doctorants, salariés) constituent des actions emblématiques de la voie à suivre, à savoir cette recherche simultanée de la valorisation et de l’innovation. Prenant acte de ces enjeux majeurs, Révolution Educative se veut le moteur de la révolution éducative à venir.

-          La promotion d’une égalité des chances enfin effective

Faut-il rappeler que l’article 13 du préambule de la Constitution de 1946 fait de l’égalité des chances un devoir de l’Etat : la Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. Or aujourd’hui, avec un ascenseur social en panne, un grave manque de moyens, des structures d’accueil pauvres et inadaptées, les conditions de la réussite scolaire pour tous font défaut. Il y a urgence à les repenser et à les recréer. Or c’est précisément à travers la valorisation du capital éducatif et l’innovation en matière pédagogique que l’égalité des chances peut progresser.

Révolution Educative a opté pour une stratégie de travail collectif(universitaires, étudiants-chercheurs, enseignants, parents, entrepreneurs, recteurs, sociologues, économistes, associatifs, artistes, etc.) et d’ouverture sur le monde. Aussi il invite tous ceux qui le souhaitent à proposer leur contribution pour à la fois travailler à la valorisation du savoir et penser l’éducation et la recherche du futur.

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